23.03.2008
Poème d'un jour
J’ai trouvé aussi quelques essais d’amelisement, proses et poèmes à la rime un peu trop forcée, tristesses et joies au striptease un peu trop osé …
En voici un, qui me rappelle combien, enfant, j’étais sage comme une image il y a une poignée d’années, et combien je me suis rattrapée par la suite au lycée…
Poème qui me rappelle de douces émotions d’une période de lycée qui ne m’a pas tant manqué … et la fac, ça me manquera plus tard ? Qui sait ? Personne.
Alors sur ce, je retourne chercher mes cours de chimie minérale, en espérant ne pas m’oublier dans mes souvenirs. Bonne lecture !
Diabolique
En ouvrant la porte pour commencer ma journée
Sa douce main me retient l’instant de me respirer,Les effluves de son souffle caressent mon cou
Et ses mots déposent à mon oreille, d’un air suave et doux,
Quelques pensées, des idées et une impure tentationQui me font sourire, même frémir et réveillent
Mes sens hardis, qui s’inclinent comme en adoration,
Devant cet être attirant plein de charmes sans pareils !
Si fin et captivant que mon doute naissant s’éteint,
Il m’amadoue, et trouve à mon cœur un raccourci
Qu’il use pour attiser l’intense feu de mes envies,
Et vient les diriger en vrai maître de maison !
Il s’installe en moi sans effraction, et me tutoie
En toute innocence. Et naïve je n’ai pas réalisé
Qu’en ouvrant la porte pour commencer ma journée,
J’ai emporté le diable et ses menées à travers moi
19:55 Publié dans Sous mes ratures | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15.09.2006
Les ailes poussent-elles avant ou après avoir réussi à voler ?
Papa, maman, je rêve de devenir grande ...
Papa, maman, quand je serais grande, je voudrais voler de mes propres ailes ...
Papa, maman, quand je volerai de mes propres ailes, je ferai beaucoup de belles choses ...
Papa, maman, quand je ferai beaucoup de belles choses, je serai toute fière de moi ...
Papa, maman, quand je serai toute fière ... mais ! Et si mes ailes ne voulaient pas me faire voler ? Vous m'aideriez ?
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04.08.2006
L'été sera chaud - By Madmois'Elle
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01.07.2006
Je n'entends que sa voix

Je le cherche du regard,
Et là, le train part
Et moi de loin je l’aperçois !
Je crie son nom,
Il se retourne.
Il a peu de temps,
Pour me dire au revoir!
Trop de bruit,
Trop de brouhaha,
On ne s’entend plus,
L’appel se coupe là !!
Venue jusque là
Sans même le croiser ...
Frôler son départ avant son arrivée,
Tu n'as pas oublié de me dire ... que tu reviendras ?
14:30 Publié dans Sous mes ratures | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16.04.2006
Reflets
Ne me regarde pas de la sorte, car ce que tu vois
N’est que le reflet de tes craintes dans un miroir.
Il se pourrait que tu trouves en moi bien plus d’espoir,
Ou qu’à la dernière trace d’atmosphère, je t’envoie !
N’y vois aucunement de la haine ou du dédain
Je ne fais qu’obéir à tes désirs que tu ignores.
Tu prétends insoutenable ta douleur qui t’étreint,
Pourtant ce sont tes bras qui la serrent le plus fort !
Apprends à me regarder, je te servirai de guide.
Ne perds pas de vue mon ombre, au lieu de la fuir !
Si tu t’éloignes de moi, ce serait toi-même qui te brides,
Moi mon chemin t’emmènera t’apprendre à te cueillir.
Apprends à te regarder ! Et qu’à minuit, ton soleil
Cesse de briller, et d’échouer sa chaleur sur un écueil…
Embrasse tes brûlures, ça adoucira leur feu ardent,
Et ainsi, tes peurs n’entraîneront plus leurs raisons.
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23.03.2006
Le commande de la table 9
Je commande ...
Un peu de vent,
De la grisaille,
Des nuages menaçants.
Je commande ...
Une foule de gens,
Des parapluies sans visages ...
Pouvoir me cacher des yeux, sous un orage ...
Je commande ...
Des pas pressés, et des rires,
Du bruit, et des klaxons,
Quelques voix sur ce trottoire,
Pour espionner leurs histoires...
Je commande
Des voitures à éclabousser !
Des cris de passants énervés
Des vieilles chaussures salies
Et un peu de boue pour justifier
Je commande
Une vieille ruelle, déserte et perdue,
Une voix pour m'y attirer,
Des murmures de fantômes du passé,
Et l'impression d'être suivie, guettée ...
Je commande ...
19:39 Publié dans Sous mes ratures | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
14.02.2006
Je me sens triste

Eh oui, ça m'arrive aussi,
Parfois l'artiste
Qui fait la musique de ma vie
M'oublie au milieu de notes
Un peu graves ... un peu aigues ...
Moi j'y comprends rien, alors perdue
Je reste au milieu de tout ça, et je tremblote ...
Ce n'est qu'un petit chagrin comme ça,
Ne t'en fais pas pour moi, c'est rien !
Mon sourire, il s'en va et s'en revient ...
C'est sans doute que la vie, c'est un peu ça.
N'empêche que je suis triste ce soir.
Pourquoi tu viens pas m'emmener quelque part ?
On ira papoter au milieu de nulle part,
On chantera comme des fous dans le noir,
On ira dénoncer la déprime en criant
On se racontera nos peines, on pleurera ...
Oui je sais, ce que je dis est un peu con,
Mais moi j'ai envie de pleurer ... ça me défoulera !
Ce n'est qu'une faiblesse comme ça
Ne t'en fais pas pour moi, c'est rien
Le chagrin me rend visite parfois,
Mais tout ira mieux sûrement demain
N'empêche qu'en attendant un soupçon de joie,
Cette nuit je reste là, les larmes aux yeux ...
Je me sens toute bête, et je m'en veux
A noyer mon désespoir dans mes pourquoi.
01:50 Publié dans Sous mes ratures | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
26.01.2006
Les rêves et les étoiles
Ce soir, tes yeux rêveurs, même sous la belle étoile
N'ont plus l'éclat d'il y a 15 ans et demi ...
Qui peut comprendre que tes rêves sont détruits ?
Qui se souvient de tes rêves de danseuse étoile ?
Mais à l'heure ou il fallait viser les étoiles,
En ballerine, toi tu ne faisais que rêver ta vie.
Tu t'imaginais sous les lumières, admirée, applaudie,
Et tu rêvais, pendant que filaient les étoiles ...
Maitenant, avant d'aller rejoindre les cieux et les étoiles,
Et si ce n'est qu'en dansant que tu t'épanouies,
Oublie ton arthrose dans une robe, danse et sourie !
Vis enfin tes rêves, car tu le dois bien ... à ton étoile.
21:20 Publié dans Sous mes ratures | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19.11.2005
Mon p'tit chéri
Pourquoi est-ce tu me fuis ?
Mes sens et toute mon âme
Te pleure et te réclame
Depuis la minute où je t’ai vu
Et qu’Cupidon avec sa flèche m’a eue
Tout en toi me fait vibrerQuand tu cours dans les prés
Derrières les papillons en couleur
Même quand tu cries ou pleures
Avec ta morve et toute ta bave
Tu restes pour moi beau brave
Le premier jour où je t’ai croisé
Tu brillais comme un soleil ensoleillé
Dans une tenue jaune orangée
Et des chaussures vert fluo
J’ai pensé illico presto
Que celui là, je vais l’épouser
Cher prince charmant, penses tu
Qu’on pourrait être tous deux vêtus
Moi en robe de mariée
Et toi en costard cravate pour nous marier
Nous unir pour de bon
Du haut de nos 3 ans

J’ai retrouvé un vieux poème que j’ai écrit il y a longtemps, pour apprendre à faire de simples rimes. Je le publie juste pour rire, en pensant à mon premier amour, dont j’ai eu des nouvelles récemment. A l’époque, on jouait dans la piscine gonflable chez sa mamie, qui faisait à peine 30 cm de hauteur.
Quand j’y pense, je me dis qu’heureusement on s’était connu à l’âge de 3-4 ans moi et lui, sinon je me serai posé des questions graves de chez graves … il est devenu homo !!
PS : Je n’ai rien contre les homos, c’est juste que …
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30.10.2005
The last goodbye

Ils se tenaient tous les deux à l’écart, ma mère pleurait déjà d’angoisse, et s’essuyait les larmes avec ses mains tremblantes, mon père essayait en vain de la calmer, quant à mon frère, qui attendait à l’extérieur, il ressemblait à une statue …
Ils doutaient tous à cet instant, là ! non, ce n’était pas possible, pas leur fille, pas leur Maya…
Dès qu’on a ôté une partie du drap qui me recouvrait, son cri horrifié a empli la pièce : c’était bel et bien moi ! Elle manquait de s’évanouir, ses jambes semblaient ne plus pouvoir la porter, elle s’approchait hésitante, en pleurant, hurlant, elle aurait voulut pouvoir dire que ce n’est pas moi, mais elle a malheureusement reconnut mon pull jaune et mon pendentif en dauphin… mon visage a dû être déformé par la mort « non, non … 3lach ya benti, 3lach ?» … ses mains vibraient, elle voulait me prendre dans ses bras, elle avait comme peur de me faire mal, mais moi je ne sens plus rien… elle haletait, pleurait, me soulevait, me secouait sous ma couverture « non, pourquoi, pourquoi … ?»
Mon père dans son coin, est resté tétanisé, il regardait à travers ce spectacle, à travers cette morgue, à travers cette vie, et il voyait mon fantôme. Son visage noircissait de plus en plus, et ses larmes tombaient en silence : elles m’interrogeaient.
J’aurai jamais cru qu’ils réagiraient de la sorte. Je ne serais sûrement pas allé jusqu’au bout si j’avais su. Si seulement j’avais su.
Personne ne réagissait jamais à mes provocations … enfin si, mais pas comme il le fallait. J’ai tout essayé, des résultats scolaires frôlant le zéro, jusqu’aux fugues, de la drogue aux mauvaises fréquentations qui peuvent mener à l’overdose. Et d’ailleurs, ce sont mes fréquentations qui ont couronné mon suicide.
On s’était mises d’accord toutes les deux pour nous suicider ce Dimanche à 14h, heure à laquelle nous devrions être au lycée privée de Boussouf. Je savais qu’elle était moins motivée que moi, je savais qu’elle changerait d’avis au dernier moment, mais j’ignorais qu’elle me poserait non seulement un lapin, mais qu’elle ne préviendrait même pas quelqu’un pour qu’il vienne m’empêcher de commettre l’irréparable, de commettre ce que je menaçais de faire, et pour lequel je récoltais toujours, d’un ton sec « arrête de dire des bêtises, Maya ! » : on me prenait pas au sérieux …
Jusqu’à la dernière minute, j’attendais qu’une personne cours vers moi, me prenne dans ses bras, et me dise « ne fais pas ça, tu vas faire souffrir les tiens, tu es trop jeune pour renoncer déjà à la vie » !
Je n’ai que 15ans, oui, et j’aurai pour toujours 15ans, j’ai jeté ma vie sur le pont de Sidi M’cid, elle s’est écrasée contre mon mal-être, mon sang a giclé et éclaboussé ceux qui m’aiment, et ce n’est que maintenant que j’apprends combien ils m’aiment. Je pensais que si personne ne venait, c’est parce que personne n’en n’avait rien à faire, je croyais qu’on les a prévenus, et que ça leur faisait ni chaud ni froid … je pensais que ça leur ferait des vacances, et qu’ils n’auraient plus à me supporter, à supporter la petite peste de Maya, oui, je croyais qu’ils voulaient se débarrasser de moi, c’est pour ça j’ai voulu disparaître, je croyais pleins de choses, mais non, j’aurai jamais cru qu’ils réagiraient de la sorte !
Je les ai laissé dans l’incompréhension, je n’ai laissé aucune lettre d’adieu, aucune lettre où je leur expliquais pourquoi je faisais ça. Peut être que moi-même je ne comprenais pas, peut être que je voulais les punir de je ne sais quoi, peut être que je ne trouvais pas une autre issue, reculer est impossible, avancer m’est insupportable …
Ma vie semblait pourtant être si parfaite vue de l’extérieur, si ce n’est que je faisais tache sur la photo de famille : dans un grand jardin bien entretenu, un beau couple souriant, avec Amine en costume cravate, et à côté d’eux, une fille en décolleté rouge plongeant, qui occupe ma place.
Et même pour mon décolleté, je voulais peut être attirer l’attention, pas forcément allumer les mecs, je voulais crier que je suis mal à chaque passant, que je me sens perdue, que je ne trouve pas de raison à mon existence, pas d’amour et encore moins de vie, voilà pourquoi ! Je voulais peut être qu’on se penche sur moi, et qu’on me demande en attendant réellement la réponse « comment ça va ? », je voulais que mon père me consacre plus de temps, mais lui ne connaît même pas ma couleur préférée… je voulais que ma mère qui soigne tant d’inconnus s’intéresse à mon cœur malade, qu’Amine qui aiment tant les filles, apprenne à aimer la seule fille qui partage le même toit que lui … mais ce toit n’abritera désormais plus que 3 personnes, mon fantôme, et un éternel drame.
On ne prendra peut être plus de photo de famille pour éviter de trop remarquer l’absence de cette adolescente mal dans sa peau, une absence à laquelle on fait des efforts monstres pour ne plus y penser, contrairement à ce que je croyais.
On ne prendra peut être plus de photo de famille pour éviter de remarquer les yeux de ma mère, désormais humides, l’air absent de Amine, et le laisser-aller de mon père avec sa barbe mal rasée … on ne prendra plus de photo de famille, parce qu’on oubliera de le faire, parce que ça n’a plus d’importance, parce que c’est devenu futile.
J’ai 15 ans, j’aurais pour toujours 15ans, et je serais pour toujours l’ombre qui assombrit soudain l’ébauche de quelque sourire, je serais pour toujours dans le vide que fixent certains regards, je serais pour toujours la prison qui empêche d’aller vers le bonheur, la prison qui les enferme dans une solitude collective.
Ce n’est pas ce que je voulais, ce n’est pas ce que je croyais générer par mon suicide.
Tant de fois avant, j’ai voulu me pendre ou me trancher les veine, je m’enfermais dans la salle de bain, je m’asseyais par terre, et je tenais le cutter que je ne voyais presque plus à travers la buée… mais je n’osais que le lancer dans le mur, plonger mon visage dans le creux de mes mains et sangloter en imaginant tout le monde souriant, encore après ma mort.
Je n’imaginais pas l’hystérie à laquelle je les conduirais : on interroge les copines, les profs, les voisins … on harcèle presque Mina, Nesrine, et Billel … on cherche à comprendre, on fouine dans mon journal intime, on y découvre mes paroles horribles qui brisent les cœurs, on fouille mes poches, mes tiroirs, on scrute mes dessins, on écoute les CD que je me passais sans cesse, on visionne les films que j’ai faits, on met ma vie à nue pour l’autopsier… on culpabilise le prof de math pour ses mauvaises observations sur mon carnet, on accuse mon copain Yacine d’avoir abusé de moi, on reproche à Meyssa d’avoir prétendu ne rien savoir sur ce suicide programmé, on s’accuse mutuellement d’avoir négligé mes humeurs suicidaires, « on aurait dû savoir, on aurait pu agir… on aurait pas dû l’obliger à jouer du violon, on aurait pas dû lui interdire d’arrêter de pratiquer le judo, on aurait du faire … tu aurais dû dire … c’est de ta faute ! tu as mal joué ton rôle de père … et toi ton rôle de mère » … on pleurera chacun dans son coin dans quelques temps, on aura plus rien à se dire bientôt, et on se fuira tout le temps après, on fuira les regards trop expressifs, et même les miroirs !
J’aurai jamais cru qu’ils réagiraient de la sorte, j’aurai jamais cru que ça leur ferait autant de mal, que ça les conduirais à déménager. J’ai brisé une famille, j’ai brisé une vie, j’ai brisé une fille, je me suis brisée moi-même, comme une poupée de porcelaine se brise quand elle tombe de la plus haute étagère.
Il y a tant de choses que je n’ai pas dites ou faites, tant de rêves qui le resteront à jamais, peut être dans les pages perdues de mes vieux cahiers ou dans la mémoires de ceux qui m’écoutaient quand je parlais … j’aurai pour toujours 15ans !
Je regrette, oui, j’ai commencé à regretté dès que mes pieds ont quitté terre … Meyssa, tu étais la seule qui comprenait, pourquoi tu ne l’as-tu pas fait jusqu’au bout ? Pourquoi tu n’as pas prévenu quelqu’un de ce que j’allais faire, tu savais que j’en étais capable ? Pourquoi n’as-tu rien fait pour m’éviter ça … ?
J’aimerai tant pourvoir sentir une larme chaude couler le long de ma joue blanche, mais je n’ai plus de larmes… j’aimerai tant une dernière fois, pouvoir sauter au cou de mes parents comme quand j’étais gamine, les noyer de bisous et leur dire que je les aime … j’aimerai tant jouer dans la piscine avec Amine comme au bon vieux temps, et reprendre une de ses bagarres de gosses à cause des jouets, j’aimerai tant pouvoir lui dire qu’il n’y est pour rien …
Pardon Amine, pardon maman, pardon papa, je ne voulais pas vous faire souffrir en mourrant, d’ailleurs quand je me suis jeté du pont, ce n’était même pas la mort que je cherchais, mais votre amour … pour cela, il aurait peut être fallut que je me jette dans vos bras, mais c’est trop tard à présent, je suis la seule fautive, ne pleurez plus, ne soyez plus triste pour moi …
Si je n’ai pas été tant heureuse, dites vous que j’aurai au moins réalisé un de mes rêves les plus fous : j’ai réussit à voler sans ailes, et c’est la dernière chose que j’ai faite avant de m’éteindre. »
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