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23.03.2008
Poème d'un jour
En cherchant aujourd’hui un vieux cours de chimie minéral, pour vérifier ce type d’info qu’on ne trouve pas sur le net, je suis tombée sur de vieilles affaires, les archives aux bords jaunis d’une jeunesse peut être pas si bien réussie que ça : des bouts de papier avec des petits mots qu’on se passait entre copines en classe, au lycée… mes dessins sur mes humeurs du jour … quelques mots pour exprimer le stresse de la terminale, ou l’ennui mortel d’un cour d’histoire-géo … ça me fait tout drôle de voir tout ça. J’écrivais même mes poèmes préférés de Victor Hugo et Alphonse De Lamartine des dizaines de fois pour les apprendre par cœur, ça je l’avais oublié … j’avais une drôle d’écriture toute arrondie à l’époque, toutes les lettres ressemblait un « O » ébahi, avec une bouche un peu trop ouverte … attention aux mouches !!
J’ai trouvé aussi quelques essais d’amelisement, proses et poèmes à la rime un peu trop forcée, tristesses et joies au striptease un peu trop osé …
En voici un, qui me rappelle combien, enfant, j’étais sage comme une image il y a une poignée d’années, et combien je me suis rattrapée par la suite au lycée…
Poème qui me rappelle de douces émotions d’une période de lycée qui ne m’a pas tant manqué … et la fac, ça me manquera plus tard ? Qui sait ? Personne.
Alors sur ce, je retourne chercher mes cours de chimie minérale, en espérant ne pas m’oublier dans mes souvenirs. Bonne lecture !
Diabolique
En ouvrant la porte pour commencer ma journée
Sa douce main me retient l’instant de me respirer,Les effluves de son souffle caressent mon cou
Et ses mots déposent à mon oreille, d’un air suave et doux,
Quelques pensées, des idées et une impure tentationQui me font sourire, même frémir et réveillent
Mes sens hardis, qui s’inclinent comme en adoration,
Devant cet être attirant plein de charmes sans pareils !
Si fin et captivant que mon doute naissant s’éteint,
Il m’amadoue, et trouve à mon cœur un raccourci
Qu’il use pour attiser l’intense feu de mes envies,
Et vient les diriger en vrai maître de maison !
Il s’installe en moi sans effraction, et me tutoie
En toute innocence. Et naïve je n’ai pas réalisé
Qu’en ouvrant la porte pour commencer ma journée,
J’ai emporté le diable et ses menées à travers moi
19:55 Publié dans Sous mes ratures | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



