« 2007-09 | Page d'accueil | 2007-11 »
31.10.2007
Mon Octobre 2007
23:45 Publié dans L'image parlante | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19.10.2007
Au service de Parasito
Premier service auquel je suis affectée, au cours de mon stage d’internat. Je suis en 5e et dernière année. C’est l’année où on pense à l’an prochain, sans savoir comment qualifier ce que l’on deviendra. Diplômé ? Chômeur ? Pharmacien ? Docteur en pharmacie option biologie ? Résident R1 ? Etudiant en Master1 ? De préférence M2 pour éviter toute discrimination raciale ? Stagiaire dans un labo ?
Depuis les premiers jours, le service de Parasito parait être très sympa : le personnel donne l’impression d’une bonne entente et cohésion, et chacun fait son travail dans la bonne humeur, même les agents et les ‘’servantes de salles’’, des mots meilleurs que ‘’femmes de ménage’’ pour désigner celles qui sont payées pour faire le sale boulot.
Il y a 4 unités, mais on aime appeler ça les paillasses, ce qui les réduit à la seule surface de manipulation. Il y a la paillasse de la séro, la myco, la leish/palu, et enfin la copro.
La myco est la plus intéressante, c la seule paillasse où on reçoit beaucoup de malades, la seule où les internes peuvent leurs faire un prélèvement selon la localisation de la lésion, accompagnant cela d’un questionnaire : Tu as une autre lésion ? Depuis quand ça évolue ? …etc.
On se rend vite compte qu’il faut oublier le langage des cours et le jargon médical, dont les termes ne se trouvent que dans un atlas de poche médical. Avec le patient, il faut employer des mots simples, en français ou en arabe dialectal selon le niveau de la personne, niveau qui se lit juste à côté de la marque de son pull et de ses chaussures, ou qui se devine grâce au parler et accent du patient.
Nous recevons des gens de toutes les tranches sociales, des enfants sales dont les parents ont oublié de faire prendre une douche pendant longtemps, aux étudiants de médecine hyper chicos qui suspectent un Pityriasis versicolor à la moindre petite tache dépigmentée sur le bas du dos, c’est à se demander comment ils ont pensé à regarder cette partie de leur corps.
Ça nous donne une magnifique vue microscopique sur la société constantinoise, avant qu’on se mette à
examiner les prélèvements sous le microscope optique, de chercher en vain un champignon ou de finir par trouver le champs qui montre de beaux filaments, ou des spores, les meilleurs étant les spores bourgeonnants. C’est vraiment beau à voir, mais c'est également effrayant de penser que nous ne vivons pas dans l’intimité entre êtres humains comme nous en avons l’impression, mais nous côtoyons tous les jours, et sans les voir, différentes espèces d’autres règnes, animal, végétal et fongique. Alors bonjour madame paranoïa !
En myco, quand on pose un diagnostic positif, on n’est jamais triste pour le patient, ce n’est pas comme si on allait lui annoncer que sa jambe devra être coupé. Un traitement (parfois imposant) devra être mis en place, mais les mycoses causent plus de désagrément inesthétique ou gênant que de décès, sauf exception bien sûr. C’est plutôt le fait de rendre un diagnostic négatif qui nous met mal à l’aise, car les signes cliniques sont bien présents, et le malade devra consulter encore d'autres spécialistes pour trouver ce qu'il a.
Une jeune fille s’est présentée à notre service avec sa mère. La mère était d’une infinie grâce, elle avait cette beauté et cette façon qu’ont les bourgeois de parler et de se mouvoir, qui nous fait nous dire que la personne vient des milieux les plus nobles et aisés. Elle avait une peau blanche dorée, des cheveux châtains et une voix si claire et posée.
Malgré cela, la fille avait l’air d’une pauvre créature très modeste. La peau cuivrée, les cheveux noirs et bouclants, le sourcil épais. Elle avait l’air mal à l’aise, comme le sont les modestes villageois quand on regarde avec insistance leurs chaussures trouées, pourtant les siennes ne l’étaient pas. Bien vêtue, elle l’était mais sans cette noblesse et cette finesse qu’avait sa mère. Je ne sais pas pourquoi.
A la maternité où cette bonne femme avait accouché il y a une quinzaine d’années, on a peut être du lui remettre un autre bébé que le sien, par mégarde. Mais bon, tant qu’on n’a pas vu le père, on ne peut pas se prononcer.
Cette ado présentait une dépigmentation de la peau au niveau du visage, et d’après sa mère, la zone décolorée ne fait que s’agrandir depuis quelques mois, aucun traitement ne réussissant à faire stopper le phénomène.
On lui fait un premier scotch test en s’attendant à lui trouver un Pityriasis versicolor. Rien.
On lui en refait un deuxième pour écarter un défaut de manipulation. Toujours rien.
Vu l’ampleur du coté inesthétique de cette dépigmentation, la maître-assistante voulait absolument remettre un diagnostic sûr. Un 3ème scotch test fut effectué. La fille avait très peur et était tendue. Elle a du voir beaucoup de dermatologues observant sérieusement et avec un regard grave la décoloration de son visage qui lui faisait des parties brunes, et des parties blanches rosâtres. Ça l’amochait assez, et ses camarades de classe devaient certainement se moquer d’elle si souvent pour qu’elle en soit complexée à ce point. Il sort souvent des mots monstrueux de la bouches des gens qui ne se rendent pas compte du mal qu’ils génèrent. Cette fille ne devait pas avoir de petit ami, ses mains étaient mal soignées et ses ongles étaient longs sans être manucurés. Sa mère devait être certainement à l’origine de son look bien soigné, mais elle doit être dans le désespoir de ne pas pouvoir influencer autre chose chez sa môme.
Le résultat est toujours négatif. On finit par le lui remettre, en faisant un repiquage sur milieu de culture dans l’espoir de cultiver une quelconque mycète qu’on aurait pas vu sous le microscope. La maître-assistante était compatissante, elle n’a rien laissé voir en présence de la malade pour ne pas l’inquiéter, mais après sa sortie, elle nous a dit que ça pouvait être un début de vitiligo. Ça nous a tous plongé dans un affolement triste.
Si c’était le cas, c'est son médecin traitant qui devra le lui annoncer, et cette fille finirait par devenir complètement blanche sur tout son corps d’ici quelques temps, mais pas avec un teint aussi joli que celui de sa mère. Non seulement elle n’avait rien de la finesse et du charme de celle ci, mais en plus, sa peau pourrait prendre une couleur rosée peu naturelle, pas très belle et avec un air toujours malade et fragile. La pauvre môme ! Elle ne pourrait jamais s’exposer au soleil du fait de la destruction de ses mélanocytes qui ont pour rôle de protéger la peau contre les UV, comme vous le savez. Comment faire à la plage ?
J’ai également pensé à l’éventuelle vie amoureuse chaotique que cette jeune ado allait avoir. Elle n’oserait pas toujours aimer de peur d’être rejetée à cause de sa différence.
Tous les jours, moi et Sofia, ma collègue, regardons le tube de culture N° **43 à l’étuve, qui n’est autre que celui de cette fille. On ne pourra remettre le résultat que 21 jours après le repiquage et on n’en est qu’à la première dizaine. Ça arrive souvent que l’examen direct soit négatif, et que la culture apporte la positivité ultérieurement. Croisons tous les doigts pour que ce soit le cas, et que cette petite Anissa ne s’enferme jamais dans la solitude d’un vitiligo muet, doublé de la peur de ne jamais être aimée à cause de quelque chose sur lequel elle n’a eu aucun contrôle.
Outre le scotch test, il y a d’autres prélèvements : squames, cheveux, cuir chevelu, prélèvement cutané, unguéal, inguinal …etc. Et c’est justement de ce dernier qu’on débattu la semaine passé, moi, Sofia et le béninois du groupe Romain.
Quand on a un prélèvement inguinal à faire sur un malade (au niveau de l'aine), le personnel de sexe opposé doit quitter la pièce, à moins que sa présence ne soit nécessaire.
Julien trouve cela injuste de ne pas pouvoir apprendre sur certaines lésions qui touchent les femmes (mais qui pourraient toucher aussi les hommes, encore faut-il qu’ils se présentent à notre service et en notre présence). Sofia trouve que cela tient à la religion, et qu’on ne doit pas discuter la chose, et moi je pense au malade qui doit être plus à l’aise sans son pantalon, avec des gens du même sexe.
Le patient n’est pas qu’une fiche technique accompagnée d’un prélèvement, c’est un être avec un passé, des souvenirs et des sentiments. Il mérite le respect de sa personne. Mais Julien dit que ce n’est guère un manque de respect qu’un homme fasse un prélèvement inguinal à une femme. Ce n’est pas ce que j’ai voulu dire, mais Sofia pense que c’est justement le cas, et que dans un pays musulman, on se doit de respecter les mœurs de la société même dans un hôpital. Mais la science est sensée être dépourvue de religion, sinon, les hommes ne devraient jamais accéder à la spécialité de gynécologie.
Nous ne sommes toujours pas tombé d'accord à ce sujet, et nous n'avons pas encore compris l’origine et les motivations de cette façon de faire que tout le monde semble avoir adopté depuis des années. Cependant, dès que nous voyons l’ordonnance du patient, qui le précède souvent, nous savons si moi et Sofia allions quitter la pièce, où si ça allait être le tour de Romain, qui est toujours mécontent de fermer la porte derrière lui.
On dit souvent que l’appétit vient en mangeant, et pour moi c’est vérifié. L’an passé, le module de parasitologie était loin d’être mon favori, encore moins le chapitre de la mycologie. Mais je me rends compte combien ce domaine est passionnant une fois dedans, et combien j’aime être en contact avec des gens (qui ne souffrent pas beaucoup) et voir la vie défiler tous les jours à travers eux. J’aime quand ils me laissent pénétrer leurs vies, leurs soucis, leurs passés, leurs envies et leurs peurs ... je leurs pose des questions sur leurs mycoses, en les scrutant discrètement, et j'en recueille des réactions bien plus que des réponses. L’être humain est d'une monstrueuse beauté. Il est si passionnant.
Mais voilà main’nant moins d’une semaine, que je suis affectée à la paillasse de leishmaniose pour laisser ma place en myco, avec regret, à d’autres internes. Chacun de nous devra honorer la paillasse à laquelle il est affecté.
La maladie de la leishmaniose est moins répandue. De plus, Constantine n’est pas une zone d’endémie. Nous y recevons également des patients bien sûr, mais un seul chaque 3 ou 4 jours, et les gens qui s’y présentent n’ont pas un accent constantinois, ce qui confirme que Constantine ne fait pas partie de la zone d’endémie. Ça chôme un peu.
J’essaie de m’occuper un peu en copro qui est juste à côté, j’aide mes camarades à faire certaines manipulations, mais l’odeur de l’éther qu’on y utilise est trop forte, et a des effets secondaires après inhalation de vapeurs tels que la somnolence, d’ailleurs il est souvent utilisé par les kidnappeurs. Quand je m’y ennuie, je m’en vais faire un tour en myco, pour surveiller le tube de Anissa. Mais comme il y a peu de choses à faire, j’ai entamé un roman de Steinbeck que je lis en cachette derrière un microscope, tapie au fond de la salle.
John Steinbeck a reçu le prix Nobel de la littérature en 1962. Il est l’auteur de « A l’est d’Eden », qui est à ce jour mon roman préféré, un véritable résumé de l’être humain, qui papillonne entre la sagesse du vieux chinois, la naïveté d’Adam Trask et la cruauté déguisé en une gueule d’ange répondant au prénom de Katy. Ce roman a été adapté au cinéma, mais le film n’a rien de la richesse des quelques 700 pages qu’on lit facilement d’une seule traite.
Je vous en dirai plus sur « les raisins de la colère », prix Pulitzer, qui est entre mes mains ces jours ci. C’est un roman réaliste retraçant la vie de personnes qui ont réellement existé et souffert de la crise des années 1930 et des tempêtes de poussière dans l'Oklahoma aux USA. Ce roman a une valeure historique.
Steinbeck est connu pour ne parler que de gens qui ont réellement traversé sa vie. J’ai lu quelque part qu’il a refusé de publier plusieurs romans qu’il avait finis d'écrire, parce qu’il pensait que la hauteur d’esprit de ces gens dont il a parlé n’était pas assez bien décrite, et ne serait donc pas appréciée à sa juste valeur par les lecteurs qui saliraient la mémoire de ces fantômes parfaits du passé.
Faites que je le chef de service de Parasito ne me découvre jamais cachée, accroché aux vignes de Steinbeck.
17:35 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12.10.2007
Débat autours de l’Aid El Fitr
Le Ministre des Affaires Religieuses était formel hier : nos amis les saoudiens sont montés sur les toits pour observer le croissant du nouveau mois auquel devrait céder place le Ramadan, mais ce fut sans utiliser de télescopes ou de loupes, ce qui annule la déclaration non-scientifique qu’ils ont faite : la fin du Ramadan ne sera pas pour vendredi !! Il nous faut bien respecter ce que le Bon Dieu nous a dit « soumou li rou2yatihi, waftirou li rou2yatihi »*
Cependant, le Ministre des Etudes Supérieurs et du Chômage Chronique Algérien Subi et Volontaire (MESCCASV) n’était pas d’accord pour un Aid le Samedi, ce qui rendrait fériés les 2 jours de Samedi et Dimanche, argumentant qu’élèves, étudiants et employés ont eu assez de jours fériés, de prises de contact, et d’absences justifiées par le jeûne et la fatigue, et qu’il ne fallait plus rater une seule occasion de travailler et d’étudier. Selon lui, l’Aid devrait être le Vendredi.
Les membres de l’Association des Zmagra** Maghrébins (AZM) ont eux aussi pris part au débat pour défendre leurs position. Ils ne vivent pas dans des pays musulmans, et sont souvent obligés de rater une journée de boulot, de justifier l’absence de leurs enfants à l’école, ou de renoncer à la présence de leurs universitaires obligés d’assister à un TP ou un exam.
L’Aid doit être le Samedi selon eux, pour que personne n’ait à rater quoi que ce soit pendant le week-end, ainsi tous les zmagra pourraient profiter d’une journée où tout le monde serait libre d’aller rendre visite à sa famille et ses amis, et de prendre le temps d'un petit déjeuner sur les airs de "mezinou nhar el youm" de Abdelkrim Dali, sans quoi aucune Aïd ne serait.
Mais comme on ne peut pas contenter tout le monde, les algériens, grands estomacs sur pattes, n’ont plus la force de supporter une journée de jeûn de plus, la nuit décisive (lilat chak). Ils iraient presque manifester dans les rues après la rupture du jeûne, criant de toutes les forces que leurs ont donné les calories du ftour, d’une seule voix « pour un aid le Vendredi ».
En bref, il s’est passé beaucoup de choses, on a faillit avoir une fetwa disant que Ramadan aurait du se terminer Jeudi, puis d’autres qui auraient été partants pour un Aid le Dimanche, pour faire le pont et fériériser*** ainsi le Samedi, profiter du Dimanche et Lundi, et pourquoi pas faire une autre pont jusqu’au week-end suivant.
Finalement, la décision fut annoncée vers les coups de 20h, et ce fut une femme qui a eu raison de tout ce beau monde : Fatiha el ksantinia n’avait pas fini de faire des gâteaux pour la fête, alors il fallait lui donner un jour de plus pour terminer la préparation de sa baqlawa et son maqroud.
Ainsi, vous savez tous que l’Aid est pour Samedi 13 Octobre 2007, en sachant tout concernant les coulisses de « lilat chak ».
Main’nant, je vous souhaite à tous un Aid Moubarak, et pas beaucoup d'ennui durant cette journée que je trouve la plus soulante de l'année. Je sortirais volontier faire un tour à vélo !!
-*bonne fête*-
* « commencez le jeûne à sa vue -le nouveau croissant-, et arrêtez-vous à sa vue »
** les émigrés -> les_émigrés -> les zémigrés -> zmagra
*** Cf le dictionnaire de Gad El Maleh
01:40 Publié dans Algérie, mon Algérie ! | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
04.10.2007
La faille (Ryan Gosling et Anthony Hopkins)
« Quand on scrute les choses, on voit qu’elles ont toutes un point faible, et c’est là que survient … la fracture », phrase dite par Ted Crawford, au Maître Beachum, qui a la meilleure vue du monde de chez lui.
Ted est accusé d’avoir tué sa femme. Après avoir découvert qu’elle le trompait, il avait décidé d’élaborer avec minutie Ze crime parfait, et la tuer. ‘’Parfait’’ est justement le mot de ce film, après fracture et faille.
Rien, absolument rien n’est parfait, combien même il le paraîtrait sous tous les angles. Il reste toujours une faille cachée que toute chose, toute personne porte en elle. Et en appuyant sur ce point et seulement sur ce point, on peut tout manipuler, tout détruire ou reconstruire. Quand on trouve le point faible d’une personne, on peut faire tout ce qu’on veut de cette dernière, en la maintenant impuissante et perplexe de ne pouvoir que se débattre dans le vide, frustrée et blessée.
Nous avons tous un point faible : la peur d’être abandonné pour certains, le manque de confiance en soi pour d’autres, une claustrophobie, une noyade durant l'enfance, l’horreur de se faire avoir, un important but à atteindre …etc. Et si vous vous pensez être parfait et que vous faites tout pour le rester ou le devenir, n’oubliez pas que le perfectionnisme peut être également un point faible.
Et son point faible est le genre de chose qu’il faut savoir cacher dans ce monde où on est soit victime, soit prédateur. Il nous faut absolument détecter le moindre fléchissement chez les autres, et les empêcher d’accéder au contrôle de notre personne, sans nous trahir dans un regard expressif, une réaction nerveuse, un trismus ou une main qui tremble et qui montrerait du doigt les bonnes pistes, malgré nous. Evitez celà pour ne pas vous transformer en un pantin géant et ridicule.
Willy Beachum est perfectionniste, très confiant et aime la victoire. C’est peut être là son point faible, et d’après Ted, c’est le cas. Willy est le procureur adjoint qui poursuit Ted dans cette affaire de meurtre qui va virer à un jeu de manipulation, et une confrontation têtue où chacun aura besoin de garder intact son orgueil, en trouvant la faille de l’autre. Amusant et intriguant. Pendant tous les échanges entre ces 2 parties, je n’ai cessé de penser à une phrase qui a été dite dans un autre film … ‘’garde tes amis près de toi, et tes ennemis encore plus près’’. Cette phrase est tellement intelligente !
Il y en a une autre que j’ai aimée, parmi tant d’autres dans ce film de Grégory Hoblit. On me dit que c’est un célèbre dicton chinois, mais je dois être un peu inculte pour ne pas le connaître.
« Même une pendule cassée indique l’heure juste, deux fois par jour »
Et vous, anonymement, oseriez vous m’avouer votre point faible ?
02:25 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note






